Analyse de la pratique et supervision d'équipe

L'objectif premier d’un groupe d'analyse des pratiques professionnelles, c'est de permettre à ses participants de développer une posture réflexive sur leurs activités, leurs relations et leur posture. Il s’agit de devenir ACTEUR ou encore "analyste de sa pratique", c’est-à-dire, se demander : "En quoi suis-je pour quelque chose dans ce qui m'arrive ? Et comment puis-je agir pour atteindre mes objectifs individuels et collectifs".

L’analyse de pratique se définit communément comme "une méthode de formation ou de perfectionnement fondée sur l'analyse d'expériences professionnelles, récentes ou en cours, présentées par leurs auteurs dans le cadre d'un groupe composé de personnes exerçant la même profession."

Le matériel apporté par les participants a trait à leur pratique et à leur identité professionnelle. Elle permet de prendre conscience des choses et de mettre à distance l’expérience professionnelle et notamment les vécus douloureux. On y travaille sur son implication personnelle dans les situations professionnelles.

Il s'agit de parler autant :

  • de ce qu'on fait et dont on ne parle pas parce que ça ne correspond pas forcément à ce qui est prescrit (différence entre travail prescrit et travail réel) ;
  • de ce qu'on souhaiterait faire et qu'on n'arrive pas à faire (ici vont nous intéresser "empêchements d'agir" et "idéal professionnel) ;
  • de ce qu'on fait et qu'on aimerait ne pas faire ou,
  • de ce qu'on fait sans vraiment avoir conscience qu'on le fait, soit qu'il est plus confortable de ne pas le savoir, soit que cet agir est tellement "incorporé" qu'on ne le voit plus du tout comme modalité de notre action.

Au travers des différents récits on cherche à mettre de mots sur les maux, pour ensuite observer, analyser, identifier, déterminer, comprendre…. Il s'agit de construire l'expérience en la verbalisant et en la confrontant aux regards croisés du groupe. Construire l'expérience, c'est en dégager les composantes subjectives et objectives, en donner à voir la dynamique émotionnelle et affective.

Principes fondateurs d'un groupe d'analyse des pratiques

·        La demande des participants. C’est elle qui fonde en premier lieu un groupe d'analyse des pratiques. La participation ne peut être rendue obligatoire par l’institution. Elle doit être basée sur un engagement volontaire dans la démarche.

·      douze personnes est un maximumA la fois pour permettre des temps de parole suffisant et pour créer une ambiance d'intimité qui autorise la parole sur soi.

·        L'extériorité du lieu : l'idéal étant de disposer d'un local se situant en dehors du lieu de travail habituel afin d'éviter les interférences avec les tâches quotidiennes. Un des objectifs de ce type de travail étant la mise à distance du vécu professionnel, la configuration spatiale du lieu y participe de manière importante.

·        Rythme et durée des séances : une fois par mois sur une durée de deux à trois heures.

·        L'animateur d'un groupe d'analyse des pratiques doit être extérieur à l'institution. Il ne peut ni être connu personnellement, ni avoir de relation hiérarchique avec les participants du groupe.

·        Le respect de la confidentialité des échanges

·        Le positionnement et le rôle de l'animateur : ce n’est pas un expert. Son rôle consiste à accompagner les professionnels dans l'élaboration des questions qu'ils se posent (ou qu'ils ne se posent pas) sur leurs pratiques. Il est le garant du cadre des échanges.

·        L'écoute de la souffrance psychique : La difficulté des situations que vivent les personnes accompagnées, les manques de moyens pour faire face à leurs missions, les doubles contraintes imposées par les institutions, l'écart entre l'idéal professionnel et la réalité des pratiques amènent souvent les professionnels à ressentir une forme de souffrance psychique. Les groupes d'analyse de la pratique constituent un lieu pour élaborer ces difficultés et redonner du sens à ce qui est vécu.

·    La recherche de compréhension : C'est le temps des hypothèses, explicatives et compréhensives. Quelles sont les causes possibles à cette situation ? Quel sens lui donnons nous ? Au nom de quoi agissons nous ? Les professionnels convoquent leurs références et opèrent un "métissage" théorique qui permet de prendre de la hauteur, de varier les points de vue.

·        La recherche des réponses possibles : Interroger l'action c'est aussi se demander comment la rendre efficace. Si "ça rate", si "ça ne marche pas comme ça" comment pouvons nous nous y prendre pour trouver de nouvelles façons de faire satisfaisantes ? Il arrive souvent que ce travail se fasse dans l'après coup des séances. Tel groupe va évoquer ses problèmes de communication avec untel pendant deux séances de suite et lors de la troisième, il réalisera que la plainte a pu se transformer en demande clairement formulée et entendue par la personne concernée. Il n'y aura pas eu là de véritable analyse effectuée pendant la séance mais une simple question de l'animateur : "Tout ce que vous dites là, pouvez vous le lui dire à lui ?

·        L'implication des participants : Un groupe d'analyse des pratiques ne peut remplir ces fonctions que si un réel climat de confiance s'est instauré entre l'animateur et les participants. Cette relation de confiance permet alors une parole impliquée des professionnels.

 

En qualité de psychologue sociale, mon approche se veut à la fois psychosociologique,    systémique, centrée sur la Personne, les interactions et la gestion des émotions.

 

 

 

 

 

Aurélie DEFOIS - Psychologue du travail

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